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Elections générales aux Philippines, 2010 : Audits

Test terrain.

Le 27 janvier un test en situation réelle a été mené afin d’éprouver les étapes clé du vote automatisé : le vote, la transmission des données électorales, leur dépouillement et leur consolidation. La précision, la sureté et la fiabilité des machines de vote électronique ont été démontré avec succès.

Immédiatement après la clôture des votes, les données électorales sont transmises électroniquement aux centres d’analyse et de répartition des votes via deux méthodes : GSM/GPRS et BGAN. Il existe des centres municipaux, provinciaux, nationaux, ainsi qu’un centre unique groupant toutes les données.

Pour le test principal dix centres de vote, urbains et ruraux, de la zone du Grand Manille ont été sollicités, ainsi que plusieurs centres d’analyse des votes (cinq centres municipaux, un centre de district, trois centres provinciaux, deux centres nationaux et le site central) et un centre de transmission des votes.

En ce qui concerne les machines, dix scanners optiques ont été utilisés, le même nombre ayant été préparé en cas de défaillance. Pour l’analyse et la répartition des votes, treize unités ont été utilisées, chacune se composant d’un ordinateur portable, d’une imprimante et d’un logiciel spécifique. Treize unités supplémentaires ont été préparées en cas de défaillance.

Deux jours plus tard, soit le 29 janvier, le test est reconduit, à échelle réduite, en présence des média.

Simulation électorale.

La simulation a pour objectif de recréer exactement le processus électoral tel qu’il sera implémenté le jour de l’élection. Les électeurs prenant part à la simulation devaient s’enregistrer, puis effectuer leurs choix sur le bulletin de vote, le passer dans le scanner et le déposer dans l’urne.

La simulation s’est faite avec la version finale du logiciel électoral en charge de l’enregistrement du vote, du dépouillement, de la transmission des résultats électoraux par bureaux de vote, ainsi que de la consolidation des résultats de toutes les analyses de répartition des votes. Véritable test en situation réelle, les électeurs participant ont été choisis parmi la population électorale. De même, les opérateurs participant seraient en poste le jour de l’élection.

Lors de la simulation neuf centres de vote ont été sollicités, ainsi que plusieurs centres d’analyse des votes (cinq centres municipaux, un centre de district, deux centres nationaux et le site central) et un centre de transmission des votes.

En ce qui concerne les machines, neuf scanners optiques ont été utilisés, le même nombre ayant été préparé en cas de défaillance. Pour l’analyse et la répartition des votes, dix unités ont été utilisées, chacune se composant d’un ordinateur portable, d’une imprimante et d’un logiciel spécifique. Dix unités supplémentaires ont été préparées en cas de défaillance. Le personnel participant se composait de neuf techniciens dédiés au scannage optique (neuf autres étant affectés en réserve), six techniciens CCS (six autres étant affectés en réserve) et dix agents NSC.

Test en laboratoire.

Audit mené afin d’obtenir l’acceptation de la COMELEC. La précision, la fiabilité et l’intégrité du système ont été mis à l’épreuve. La performance des éléments suivants a été validée :

  • Le Système de Gestion Opérationnelle (SGO) de Smartmatic.
  • Le dépouillement des votes via les scanners optiques SAES-1800.
  • Le Système d’Information Electoral en Temps-réel (SIET) de Smartmatic, permettant l’analyse, la répartition et la consolidation des votes enregistrés par les scanners puis transmis via les réseaux de télécommunication.

PreLAT.

Il s’agit d’un test fonctionnel complet de tous les composants du système, dont :

  • Les machines (scanners optiques, modems, clés de sécurité, scrutins, imprimantes et centrales CCS).
  • Les logiciels opérant les scanners optiques, les modems, ainsi que le logiciel d’analyse et de répartition des votes.
  • Le réseau de télécommunications.
  • Chaque unité prévue pour le déploiement a été démarrée, puis initialisée. Ensuite, les informations de configuration des bulletins de vote ont été entrées.

Après impression du Rapport Electoral (RE) (zéro vote), les résultats sont transmis au serveur d’analyse et de répartition des votes, celui-là même qui sera utilisé lors de l’élection, via réseau mobile public.

A la fin du test toutes les unités sont réinitialisées et préparées pour stockage avant le déploiement final. La réinitialisation se fait immédiatement pour les scanners optiques, tandis que les unités CCS le sont uniquement une fois le test terminé pour tous les scanners de la région donnée.

Vérification du code source.

Le SGO, les scanners optiques et le logiciel de répartition des votes utilisent un code source. Ce dernier est mis à disposition pour audit conformément à la loi philippine (Republic Act 9369). L’audit des codes source a lieu le 10 février 2010.

Suivant les pratiques standard, Smartmatic et la commission électorale ont crée un environnement contrôlé et sécurisé dans lequel toutes les mesures nécessaires ont été prises pour procéder à la vérification. L’équipe dirigeante de Smartmatic est restée à disposition.

Journée de contrôle et de pose de scellés.

Entre 7 et 3 jours précédent le jour de l’élection tous les scanners optiques ont été déployés dans les bureaux de vote ; les contrôles finaux et la pose de scellés ont lieu à ce moment. Les Inspecteurs du Conseil Electoral (ICE) ont mené les tests suivants :

  • Diagnostic des scanners optiques.
  • Ouverture de l’élection.
  • Simulation de vote d’après dix bulletins test.
  • Clôture de l’élection.
  • Impression des rapports électoraux.

Les rapports électoraux compilent le nombre de voix pour chaque candidat. Ils ont été imprimés puis comparés avec le dépouillement manuel effectué par les inspecteurs dans le but de :

  • S’assurer du fonctionnement correct de l’équipement déployé.
  • Vérifier la correspondance entre les décomptes électronique et manuel.